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Entraînement de Ludovic Farcy, musher.

Toutendal

Le 15/02/11

Par Frank Hélin


C‘est l’univers des romans de Jack London et l'adaptation cinématographique L’appel de la forêt de Ken Annakin — du roman éponyme — qui est à l’origine de la passion de Ludovic pour le  Mushing et pour les  grands espaces sauvages. Dans les années 80, Ludovic parcourt les grands déserts du globe avec son sac à dos : Désert de Thar Rajasthan (Grand Désert indien ou Mârusthali), sud marocain, sud tunisien, désert oriental d’Égypte, Israël, etc. avant de revenir en France où il développe un intérêt pour la protection de l’environnement et s'engage dans différentes associations de protection de la nature. Il participe entre autre au recensement de la population des phoques en Baie d’Authie au sein de l’association Picardie nature.  Mais ses rêves de gamin, de grands espaces et d’or blanc ne le quittent pas et lorsqu’un jour sa femme lui dit : «  Tient… si on acheté un husky ! » Ludovic lui répond que ça peut aller très loin ! » Depuis la naissance de leur première chienne Salli en 2001, Ludovic et sa femme ont agrandi la meute pour arriver à ce jour à un chenil composé de 14 superbes Siberian Husky. Autodidacte, Ludovic a commencé à s’entraîner seul en montagne en 2001 puis s’est lancé dans la compétition en 2006. En 2009, il se voit décerner le prix « Harnais d’or » par la FFPTC ( Fédération Française De Pulkha et Traîneau à Chiens) pour sa saison réussie : 1er en mi distance au Mont-Dore (63), 2e au championnat national mi-distance FFPTC et 2e au Championnat d’Europe mi-distance FISTC (Fédération Internationale Sportive de Traîneau à Chiens) Enfin en 2010, il se hisse sur la troisième marche du podium du Championnat d’Europe mi-distance FISTC. 
Mais pour en arriver à de tels résultats, Ludovic s’entraîne dur. Le manque de neige dans le département du Nord de la France faisant défaut, il a substitué le traîneau traditionnel au quad. C’est avec celui-ci que Ludovic m’a emmené faire une bonne heure d’entraînement à travers champs et bois ; heure durant laquelle j’ai pu apprécier la pugnacité avec laquelle ses chiens se donnent. Le terrain parfois accidenté n’impressionne pas la meute , au contraire, la volonté et la puissance des chiens croissent à mesure que la nature du terrain se complique (dénivelé, boue, racines saillantes, ornière…) C’est impressionnant ! Mais cette combativité et ce trop plein d’énergie peuvent constituer un problème. Ludovic m’a confié « Les chiens n’ont pas de limites et si on ne les arrête pas ils peuvent aller jusqu’à l’épuisement. Courir, c’est dans leur gène. Un jeune chien d’un an ou deux se donne à fond et peut aller jusqu’à tomber dans les pommes ! C’est à l'âge de deux ou trois ans que le chien acquiert de l’expérience et devient capable de doser son effort et de signaler sa fatigue d’un simple regard » Ludovic doit donc être attentif aux moindres signes de fatigue des ses plus jeunes huskies.
« Je vais là où il n’y a rien, c’est à dire tout » C. U.

Se retrouver seul, le souffle court, avec ses chiens qui ahanent dans les grands espaces alpins est pour Ludovic la récompense ultime de plusieurs mois passés à s’entraîner dans la boue.
« Cette année n’est malheureusement pas bonne » m'a t-il confié « J’ai eu quelques problèmes avec mes chiens, notamment au Trophée Haute Maurienne (VOIR LA GALERIE DE PHOTO)» Mais vu la passion, le talent et le potentiel de Ludovic et de ses chiens , je pense que cette mauvaise année sera vite oubliée ! Bon courage Ludovic !
Frank Hélin


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